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Délai pour une rupture conventionnelle : la chronologie légale étape par étape

délai pour une rupture conventionnelle

Résumé

  • En bref, tout salarié en CDI issu du secteur privé peut désormais recourir à la rupture conventionnelle, cependant il est tout à fait judicieux de respecter les délais et d’appliquer les connecteurs légaux. 
  • Ainsi, la chronologie impose une signature, puis une homologation, par contre toute non-conformité expose à un contentieux devant la DREETS.

La rupture conventionnelle est un mode de rupture du contrat de travail à durée indéterminée (CDI) qui permet à l’employeur et au salarié de rompre leur relation d’un commun accord. Contrairement au licenciement ou à la démission, cette procédure est encadrée par le Code du travail (articles L. 1237-11 à L. 1237-16) et nécessite une homologation par l’administration pour être valable.

Qui peut en bénéficier ?

  • Tout salarié en CDI (hors CDD, sauf cas très spécifiques).
  • L’employeur ou le salarié peut prendre l’initiative de la demande, mais les deux parties doivent convenir des modalités.

À noter : Il existe aussi la rupture conventionnelle collective, mais nous nous concentrons ici sur la rupture conventionnelle individuelle, la plus courante.

Pourquoi respecter les délais ?

  • Sécuriser la procédure et éviter une requalification en licenciement sans cause réelle et sérieuse.
  • Garantir les droits du salarié (notamment l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle et l’accès à Pôle Emploi).
  • Éviter les contentieux devant les prud’hommes ou la Cour de cassation.

Attention : Une rupture conventionnelle mal menée peut être annulée par un juge, avec des conséquences financières pour l’entreprise.

Les obligations légales préalables à respecter

Avant de se lancer, voici les conditions incontournables :

  1. Consentement libre et éclairé des deux parties (pas de harcèlement moral, pas de vice du consentement).
  2. Respect des délais (rétractation, homologation).
  3. Rédaction d’une convention de rupture signée par les deux parties.

Conseil : Vérifiez toujours que le salarié n’est pas un salarié protégé (représentant du personnel, en arrêt maladie pour raisons médicales, etc.), car la procédure sera plus complexe.

Transition : Maintenant que le cadre légal est posé, voyons étape par étape comment se déroule la chronologie d’une rupture conventionnelle.

La chronologie légale d’une rupture conventionnelle : étape par étape

1. La proposition de rupture (par l’employeur ou le salarié)

  • Aucun délai imposé pour faire la demande, mais il est conseillé d’envoyer une lettre recommandée ou un courrier avec accusé de réception.
  • Exemple de formulation : « Je vous propose d’engager une discussion en vue d’une rupture conventionnelle de votre contrat de travail. »

2. La convocation à l’entretien préalable

  • Délai de convocation : Aucun délai légal minimum, mais un délai raisonnable (généralement 7 jours) est recommandé pour permettre au salarié de se préparer.
  • Mode d’envoi : Lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre décharge.
  • Contenu obligatoire :
    • Objet de l’entretien (négociation d’une rupture conventionnelle).
    • Date, heure et lieu de l’entretien.
    • Possibilité de se faire assister (par un représentant du personnel ou un conseiller).

3. L’entretien (ou les entretiens) de négociation

  • Nombre d’entretiens : Pas de limite, mais en pratique, 1 à 3 entretiens suffisent.
  • Durée : Aucune règle, mais chaque partie doit avoir le temps de réfléchir.
  • Issue : Si un accord est trouvé, une convention de rupture est rédigée.

4. La signature de la convention de rupture

  • Document obligatoire : La convention doit être signée par les deux parties.
  • Contenu minimum :
    • Date de rupture du contrat.
    • Montant de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle (calculée en fonction de l’ancienneté).
    • Modalités de paiement (généralement versée à la date de rupture).
    • Droit de rétractation de 15 jours calendaires.

À noter : La signature lance le délai de rétractation, qui commence le lendemain du jour où la convention est signée.

5. Le délai de rétractation de 15 jours calendaires

  • Durée : 15 jours calendaires (week-ends et jours fériés inclus).
  • Effet : Pendant ce délai, l’employeur ou le salarié peut se rétracter sans justification.
  • Mode de rétractation : Lettre recommandée ou remise en main propre.

Exemple : Si la convention est signée le 1er novembre, le délai de rétractation court jusqu’au 16 novembre(minuit).

6. L’homologation par la DREETS (ex-DIRECCTE)

  • Dépôt de la demande : Après expiration du délai de rétractation, l’employeur envoie la convention à la DREETS (via le téléservice ou par courrier).
  • Délai d’homologation : 15 jours ouvrables (soit 3 semaines environ).
    • Silence = accord : Si la DREETS ne répond pas dans ce délai, la rupture est automatiquement homologuée.
    • Refus possible : Si l’administration estime que le consentement n’était pas libre ou que les droits du salarié ne sont pas respectés.

7. La date effective de rupture du contrat

  • Fixée dans la convention, elle ne peut être antérieure à l’homologation.
  • Exemple : Si la DREETS homologue le 5 décembre, la rupture peut prendre effet le 6 décembre (ou une date ultérieure convenue).

Le calendrier global de la procédure en pratique

Pour visualiser les étapes, voici un tableau récapitulatif :

Étapes et délais d’une rupture conventionnelle
Étape Acteur concerné Délai légal Effet
Proposition de rupture Employeur ou salarié Aucun Début de la démarche
Convocation à l’entretien Employeur 7 jours recommandés Préparation du salarié
Entretien(s) de négociation Employeur et salarié Variable Négociation et accord
Signature de la convention Les deux parties Aucun Début du délai de rétractation (15 jours)
Période de rétractation Les deux parties 15 jours calendaires Possibilité d’annuler la rupture
Homologation par la DREETS Administration 15 jours ouvrables Validation ou refus de la rupture
Date de rupture du contrat Les deux parties Fixée dans la convention Fin du contrat et versement de l’indemnité

Délai total moyen : Entre 35 et 45 jours (de la proposition à la rupture effective).

Les erreurs fréquentes et les risques de non-conformité

1. Ne pas respecter le délai de rétractation

  • Risque : La rupture peut être annulée par un juge.
  • Solution : Attendre impérativement les 15 jours avant d’envoyer la convention à la DREETS.

2. Fixer une date de rupture avant l’homologation

  • Risque : La rupture est nulle, et le contrat est considéré comme toujours en cours.
  • Solution : Prévoir une date postérieure à la fin du délai d’homologation.

3. Oublier de mentionner l’indemnité spécifique

  • Risque : Le salarié peut contester la rupture et demander des dommages et intérêts.
  • Solution : Utiliser un simulateur (comme celui du Service Public) pour calculer le montant correct.

4. Ignorer les cas particuliers (salariés protégés, arrêt maladie…)

  • Risque : Nullité de la rupture.
  • Solution : Vérifier la situation du salarié et, si nécessaire, demander une autorisation à l’inspection du travail.

La gestion du calendrier et les points d’attention

Outils pour anticiper les délais

  • Calendrier ou simulateur en ligne (ex : Service-public.fr).
  • Modèles de lettres (proposition, convocation, rétractation) disponibles sur les sites officiels.

Documents types à utiliser

Étapes et délais d’une rupture conventionnelle
Moment Document recommandé Explication
Proposition Lettre de proposition Trace écrite de la demande
Entretien Convocation Respect du principe d’information
Signature Convention de rupture Document officiel à conserver
Après signature Lettre de rétractation (si besoin) Recours possible pendant le délai de 15 jours
Homologation Dossier de demande d’homologation Dépôt auprès de la DREETS

Le versement de l’indemnité et la fixation de la date de départ

  • Indemnité spécifique : Versée au plus tard à la date de rupture.
    • Montant minimum : 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté (au-delà de 10 ans, majoration possible).
  • Date de fin de contrat : Précisée dans la convention, elle doit être postérieure à l’homologation.

Attention : En cas de désaccord sur la date, un préavis peut être imposé (mais ce n’est pas automatique).

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Les situations particulières et ajustements possibles

1. Congés ou absence pendant la procédure

  • Conseil : Anticiper la signature ou l’homologation si le salarié est en congés ou en arrêt maladie.

2. Salarié protégé ou litige

  • Délai supplémentaire : Une autorisation de l’inspection du travail est nécessaire (délai variable).

3. Refus d’homologation par la DREETS

  • Recours possible : Saisir les prud’hommes dans les 12 mois suivant le refus.

Sources officielles et outils pour rester à jour

  • Service-public.fr : Fiches pratiques et simulateurs.
  • Code du travail (articles L. 1237-11 à L. 1237-16).
  • DREETS : Site officiel pour le dépôt en ligne des conventions.

Respecter la chronologie est essentiel pour une rupture conventionnelle sécurisée. Anticipez chaque étape, utilisez les outils officiels, et consultez un juriste en cas de doute. Une procédure bien menée garantit sérénité et sécurité juridique pour les deux parties.

Foire aux questions sur le délai pour une rupture conventionnelle

Quel est le délai minimum pour la rupture conventionnelle ?

La rupture conventionnelle et son fameux délai minimum, 15 jours calendaires pile, ni plus ni moins, ce sont les règles du jeu. Quinze jours pour peser le pour, le contre, pour hésiter, pour changer d’avis ou, allez savoir, pour oser sauter le pas. Ça donne le temps de se retourner, ou de dormir dessus, vous voyez le genre, on prend son temps, on observe ce qui se joue entre deux signatures. Après, plus de retour en arrière, le délai minimum expire et la convention file tout droit à l’administration.

Quel est le délai prévisible pour une rupture conventionnelle ?

Prendre le temps, voilà l’histoire du délai prévisible de rupture conventionnelle, entre 40 et 45 jours minimum. Une sorte de parenthèse, ni brève, ni interminable, où les jours s’égrainent entre accords, paperasserie et réflexion. Bien sûr, une deuxième rencontre prolonge la danse, mais franchir deux mois reste rare. Alors, qu’on aime ou pas attendre, la procédure s’impose, avec lenteur, presque une respiration, un compte à rebours qui ne brusque pas, qui laisse le temps aux doutes de faire leur ronde.

Quel est le délai de réponse pour une rupture conventionnelle ?

Le délai de réponse pour la rupture conventionnelle, c’est un nuage flou, zéro règle écrite, vraiment rien ; la loi s’éclipse, laissant place à l’improvisation, au tempo personnel. La réponse peut venir à tout instant, tout dépend du rythme de chacun, du silence radio ou du oui spontané. On parle, on écrit, on réfléchit, et parfois rien ne vient, ce qui laisse tout ouvert, suspendu dans l’air. Étonnant, non ?

Quel est le délai de prévenance pour un entretien de rupture conventionnelle ?

Parlons délai de prévenance pour l’entretien de rupture conventionnelle, pas de chiffre gravé dans la pierre. Pourtant, la sagesse du terrain souffle souvent cinq jours ouvrables, histoire de digérer la convocation, de se préparer mentalement. Assez pour prendre le temps, mais pas trop pour perdre le fil. Une petite marge, comme une respiration entre deux mondes.

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